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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:24

Jirô Taniguchi est un auteur qu'on ne présente plus. Baku Yumemakura est un romancier que l'on ne devrait plus avoir à présenter, notamment pour sa participation à de nombreux mangas (Le sommet des dieux, Taiten no Ken, Onmyoji...). Et les deux auteurs nous proposent donc Garôden, récit initiatique suivant Bunshichi Tanba, combattant ne vivant que pour devenir le plus fort... Ce one-shot n'est d'ailleurs pas la seule adaptation du roman de Baku Yumemakura puisque Keisuke Itadaki, le mangaka de Baki, en a également fait une série de plus de 25 volumes ainsi qu'un spin-off. Bref, c'est la version de monsieur Taniguchi dont nous allons parler aujourd'hui, un oneèshot de près de 300 pages au format 15,2 x 21,2cm.

 

http://bd.casterman.com/docs/Albums/40634/9782203047556.jpg

 

Le synopsis de l'éditeurC’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. La quête de Tanba a peut-être commencé pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça. Tanba s’est formé dans les principes du Karaté, mais a découvert – à ses dépens – que les lutteurs professionnels (le catch), n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vrais bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations. Tanba a perdu un seul combat dans sa vie, contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. À la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre pourquoi il avait perdu et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus, il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.

 

 

Comme vous pouvez vous en douter, il est question dans Garôden de combats, mais surtout de cette drôle de quête qui fait parfois tourner la tête de certains combattants, celle d'être désigné comme le plus fort. Et c'est bien tout ce qui anime notre héros Bunshichi Tanba, ancien karatéka devenu dôjô-yaburi, c'est-à-dire un combattant mettant au défi un dôjô (pratique assez connue des lecteurs de mangas, qu'il s'agisse de Kenshin ou de Vagabond, par exemple). Cette volonté d'affronter toujours plus fort (et de gagner surtout) voit son origine dans un fait tragique qui s'est déroulé lorsqu'il avait 20 ans, avec la mort de l'un de ses senpaïs dans une rixe avec des yakuzas, sous ses yeux. A 25 ans, Bunshichi Tanba va subir une défaite le marquant profondément face à un futur catcheur professionnel, Kawajira. Cette défaite sera sa motivation suprême dans sa quête d'absolu dans le combat, qui ne pourra se conclure qu'avec une nouvelle confrontation contre son bourreau... 

 

http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1135/garoden_image.jpg 

 

Vouloir devenir le plus fort est l'un des principaux axes des shônens de combat classiques. Evidemment, nous avons ici un seinen (avec sa dose de violence et de sexe, typique des récits mêlants combattants, mafia et quête du plus fort) qui ne s'adresse pas au même public et dont le but final est complètement différent. Néanmoins, cette trame de fond très légère peut être un frein pour certains lecteurs, qui ne pourraient aborder le sujet que superficiellement. Et pourtant, les dernières pages du titre montrent que les réflexions sur le combat, sur le sens de la vie de notre héros, de ses actions passées, présentes et futures sont loin d'être anecdotiques et le cheminement de notre karatéka/lutteur le prouve plutôt bien. Et cette dernière phrase est d'une profondeur remarquable... 

 

 

Graphiquement, Jirô Taniguchi livre un travail très propre, tant dans les scènes dites "classiques" que dans celles d'action, que cela soit dans un combat de rue ou dans une véritable lutte acharnée au sol où les prises, les clés et autres coups se succèdent. En comparaison, All rounder Meguru, de Hiroki Endo (chez Panini), est nettement moins clair dans ces actions de lutte au sol, rendant la sensation bien différente et moins "prenante". Bref, avec un titre de 1990, Taniguchi montre qu'il n'a pas grand chose à envier aux auteurs d'aujourd'hui, malgré un dessin qu'il jugeait encore perfectible sur bien des points.

 

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/page/large/14/18/album-page-large-14185.jpg

 

One-shot se présentant comme une réflexion sur une vie axée sur le combat et la quête du plus fort, Garôden n'est pas un chef d'oeuvre et ne fait pas non plus partie des meilleurs Taniguchi, loin de là. Mais il est très loin d'être mauvais et si le récit est efficace et bien mené, la conlusion mettant en avant l'introspection du héros mérite que l'on prenne 30 minutes pour découvrir ce titre.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 18:54

Après Chonchu, paru chez feu Tokebi, et Jackals, déjà édité par Ki-oon, Kim Byung Jin est de retour en France avec Warlord, qui marque aussi le retour de l'auteur en Corée après la fin précipitée de Chonchu et l'échec de l'adaptation de Final Fantasy XI. Il y retrouve son ancien camarade Kim Sung Jae au scénario. 

 

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En parlant de scénario, voici le synopsis officiel de l'éditeur :

 

La cité mythique d’Arkanzel, forteresse imprenable juchée dans les montagnes, est le refuge du roi Bayren et de ses redoutables mercenaires. Contre paiement, ces assassins d’exception sont capables de renverser le cours de n’importe quelle bataille, de mener à bien la plus compliquée des missions. Entourée d’une petite garde rapprochée, la princesse Arasol tente de rallier la mystérieuse cité pour louer les services de ces guerriers légendaires, et ainsi offrir à ses sujets menacés d’extinction un ultime espoir…

Mais les troupes du peuple démon, toujours plus nombreuses, leur barrent le passage. Alors que tout semble perdu, un mystérieux combattant s’interpose. Sa puissance monstrueuse augure bien des capacités des mercenaires… mais la princesse ne tarde pas à déchanter : il n’a pas l’intention de laisser le petit groupe d’hommes souiller la terre sacrée d’Arkanzel !

Combats homériques, personnages furieusement charismatiques et armes au design fabuleux : l’auteur de Jackals et Chonchu fait son grand retour avec Warlord, une épopée de dark fantasy somptueusement mise en scène…

 

 

Forcément, on s'attend à beaucoup d'action et quelques combats bien sanguinolents. Et c'est bien ce que nous proposent ces deux premiers tomes, car comme de plus en plus souvent désormais, Ki-oon nous propose de découvrir les 2 premiers volumes de la série en même temps. Plusieurs clans apparaissent très rapidement et les auteurs tentent de mettre en place l'univers de Warlord afin que le lecteur sache où situer quoi, qui et comment. On a donc d'un côté les gentils, de l'autre les méchants.  

 

 

Bon, avouons-le, c'est un peu plus complexe que cela. Si Arasol et ses guerriers semblent clairement du "bon côté" et que les démons sont les grands méchants, d'autres sont plus nuancés. Maruhan, notre héros, fils de feu le roi Bayren et guerrier d'Arkanzel, a soif de vengeance et tue tout ce qui se trouve sur son chemin, "alliés" ou "ennemis". Le personnage de l'empereur Shamarkal, père d'Arasol, est également plus nuancé... Ajoutons l'étrange petite Anna, fille d'un chercheur disparu dans l'antre des démons et qui a embauché le mercenaire Maruhan pour le retrouver. Un personnage très mystérieux et qui semble être central dans l'intrigue. Côté méchants, outre les démons et leurs chefs, les "Lord", sorte de démons gigantesques, chefs de guerre et doués d'une grande intelligence tactique, un humain "tire" son épingle du jeu en la personne du Shôgun, dont le seul but semble de détrôner l'empereur... Bref, les camps sont posés, les personnages présentés, les "enjeux" plus ou moins énoncés.

 

http://adala-news.fr/wp-content/uploads/2013/04/Warlord-manga-009.jpg

 

En effet, on sait qu'il y a une guerre entre humains et démons, on sait que la petite Anna semble être une clé, que le Shôgun semble disposer d'une arme pour vaincre les démons, que Maruhan veut comprendre les raisons de la mort de son père et que celui qu'il considère comme le traite semble posséder une force hors du commun, encore plus que celle déjà hors normes des guerriers d'Arkanzel... Nous avons donc quelques pistes pour la suite même s'il faut reconnaitre deux choses : en premier lieu, tout ceci n'est pas très original et ne fait pas particulièrement rêvé même si ces deux premiers tomes sont divertissants ; dans un second temps, quelques passages sont un peu faciles, comme la retournement de veste de Maruhan et son accord pour travailler pour Anna. Mais dans l'ensemble, on se divertit et les combats sont plutôt réussis.

 

 

Les combats donc. On connait Kim Byung Jin pour ses affrontements toniques et dynamiques dans Jackals et Chonchu. Le manhwaga n'est pas en reste dans Warlord offrant une copie dans l'ensemble très bonne et propre. Des chara-design plutôt classiques mais efficaces, des décors qui immergent bien dans l'environnement montagneux et forestier de ce début d'histoire, et des combats composés de scènes très dynamiques malgré cette volonté récurrente de vouloir offrir des scènes "à ellipses", c'est-à-dire des combats où on observe le résultat plus que les coups portés. Un peu dommage tant on sait que l'auteur est capable de mettre en scène des coups puissants et qui en mettent plein la vue. Mais il faut reconnaitre que parfois l'effet obtenu est saisissant. Un meilleure dosage et ce sera parfait de ce côté-là.

 

http://adala-news.fr/wp-content/uploads/2013/04/Warlord-manga-008.jpg

 

Pour conclure, difficile de ressortir complètement déçu de ces deux premiers volumes mais difficile également d'en ressortir entièrement convaincu. Les auteurs ont mis en place leur univers, nous ont présenté les divers personnages et instauré quelques mystères qui maintiennent sans peine l'intérêt du lecteur. Le coup de théâtre de fin de volume, qui pose de nouvelles questions , donne envie de lire la suite, ce qui, comme je le dis souvent, est un très bon signe. On aimerait une narration plus fluide pour la suite, un graphisme plus équilibré dans les combats, avec des "ellipses" moins fréquentes, et une vision plus globale, plus claire, des différents enjeux de Warlord

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 16:19

Comme vous le savez peut-être, Club Shôjo organise du 22 au 28 avril 2013 "la semaine du shôjo", semaine qui comporte un évènement interblogueur pendant lequel les blogs concernés doivent poster un article sur le sujet proposé : 

 

Quelles sont les caractéristiques d’un bon shôjo selon toi ? Qu’est ce qui t’intéresse dans les shôjo ? Par shôjo, il faut entendre une définition large, comprenant également les josei et les yaoi.

 

 

http://club-shojo.com/wp-content/files/images/logo-semaine-shojo.png

 

 

Je vais donc vous parler dans cet article de toute cette partie du catalogue boudée volontairement par une grande majorité de lecteurs masculins à base de "le shôjo, c'est pour les gonzesses" (oui, les arguments sont toujours très développés et argumentés ^^). Bon, autant le dire tout de suite, je ne vais pas vous parler de yaoi, n'en ayant lu qu'un seul et n'ayant pas été séduit malgré les critiques élogieuses venues de tous bords (le fameux Le jeu du chat et de la souris). D'ailleurs, on aurait pu aussi aborder le yuri, puisqu'il s'agit d'un style à destination du lectorat féminin à la base (mais que les messieurs adorent lire cette fois... allez savoir pourquoi ! XD)

 

 

Commençons d'abord par la base de la base afin d'éviter le plus gros des clichés : les shôjos ne sont pas seulement des histoires d'amours entre collégiens/lycéens. Les thèmes sont tout aussi variés que pour les shonens ou les seinens et on trouve donc, bien entendu, des shôjos 100% fleurs bleues mais aussi des shôjos d'aventure, des shôjos sportifs, des shôjos dramatiques, des shôjos humoristiques, et parfois des shôjos avec plusieurs ou tous ces thèmes mélangés. Alors oui, bien sûr, le côté romance ne sera jamais totalement absent. Mais ce serait commet considéré qu'un shônen puisse ne pas contenir de nekketsu ou de "bande de potes". Bref, il y a de la variété et repousser en bloc le shôjo dans son ensemble est une bêtise extrême qui dénote une étroitesse d'esprit évidente. 

 

 

Mais tentons de ne pas trop nous écarter du sujet de base. La question de Club Shôjo, pour moi, est finalement une question générale sur l'intérêt que je porte aux mangas. Car, quand on y pense vraiment, ce qui fait nous intéresse dans un shôjo ou ce qui le rend bon n'est pas très différent de ce qui rend bon ou nous intéresse dans un shônen ou un seinen. Certes, le style ne sera pas le même, le graphisme aura en général ses propres codes, l'ambiance aura aussi ses caractéristiques mais ce qui fera d'un titre un bon titre restera identique quel que soit le magazine dans lequel il a été prépublié. Même si, quand on y pense à tête reposée, tout ceci est plus à rapproche d'un ressenti totalement subjectif que de choses réellement objectives. Car oui, un bon manga, et un bon shôjo donc, sera en premier lieu un titre provoquant des émotions à sa lecture, que cela soit du bonheur, de la tristesse, de la passion, de la rage, de la tendresse...

 

 

La liste des shôjos qui ont retenu mon attention n'est pas forcément très longue mais contient quelques perles qu'il serait dommage de louper. De l'aventure avec Basara, de la romance plus classique avec Kare Kano ou mâtinée de fantastique avec Fruits Basket, du shôjo un peu plus mature avec Nana, du josei hilarant avec Nodame Cantabile, Princess Jellyfish ou Hotaru, du josei et du shôjo "instructifs" avec Love so Life, Les secrets de Léa et Un drôle de père... Bref, il y en a tout un tas, dans des genres très variés et au graphisme rarement ressemblant et tous ces titres réussissent pourtant à atteindre leur but : nous toucher, d'une manière ou d'une autre. Vous avez versé une petite larme en lisant le tome 21 de Nana ? Moi aussi. La petite Rin d'Un drôle de père provoque chez vous des "mooo, qu'elle est mignonne" ? Chez moi aussi. Quand Nodame fait une énième bourde ou que les amars pètent un cable, vous explosez de rire ? Moi aussi. 

 

 

Pour essayer de répondre le plus simplement possible à la question posée par Club Shôjo, ce qui m'intéresse dans les shôjos, c'est la diversité de lecture que m'offre le style, que ce soit en son propre sein ou plus généralement dans mes lectures. Et ce qui fait un bon shôjo ? Qu'il réussissent à provoquer en moi quelque chose (hormis peut-être le dégoût et l'ennui...), comme toutes mes autres lectures. En fait, rien ne différencie réellement mes lectures shôjos des autres, que ce soit dans mon approche ou dans mon ressenti. Il s'agit tout simplement d'une facette du manga, qu'il faut explorer pour réellement apprécier toute la pluralité du média et qui permet en plus, assez souvent, d'apporter une petite dose de douceur souvent absente des shônens et des seinens.

 

 

En conclusion, le shôjo, ce n'est pas que pour les filles ! Proposant des thèmes très variés, des approches différentes, un graphisme typé mais pas plus uniformisé que les autres "genres", le shôjo est une composante indispensable de toute bonne mangathèque.

 

 

Ci-dessous, vous retrouverez les liens menant aux articles des autres blogs participant à l'évènement :

 

Ma petite médiathèque

Le chapelier fou 

Yaoi Cast 

Paoru 

Club Shôjo

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 21:15

C'est un peu le sujet chaud du moment, que ce soit sur les sites d'actus mangas, sur les forums, sur les réseaux sociaux : Jojo est de retour ! La très longue saga d'Hirohiko Araki (dont on compte maintenant 8 saisons et plus de 100 volumes) voit enfin ses premiers volumes être réédités par Tonkam. Enfin, pas vraiment les premiers volumes puisqu'il s'agit en fait de ceux de la troisième partie de la série, appelée Stardust Crusaders, et qui débute au volume 12 de la série originale (qui compte 63 tomes). Malgré une adaptation/traduction qui a fait polémique (avec des incohérences entre les divers traducteurs), les nouveaux lecteurs débutent donc par le milieu la série. Si beaucoup continuent à considérer que chaque "saison" de Jojo est indépendante et peut se lire sans connaitre le reste de la saga, ce n'est pas mon cas et mon expérience personnelle (ayant débuté Golden Wind, la 5ème partie, avant d'avoir lu les 46 volumes précédents) m'a montré que pour apprécier la série, la connaitre dans son intégralité est un vrai plus, à tous points de vue. Et c'est donc de ces premiers volumes dont je vais vous parler aujourd'hui, et plus précisément des (presque) 5 premiers, correspondant à la première saison, Phantom Blood

 

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Ce qui revient le plus souvent lorsque l'on évoque ce début de série, c'est le style très "Hokuto no Ken" du graphisme. Et il est vrai que la musculature impressionnante de nos héros couplée à des différences de proportions saisissantes, un aspect lacrimal appuyé et une certaine violence visuelle font fortement penser à l'oeuvre du duo Buronson/Hara. Mais ce n'est finalement qu'un jugement de forme et non sur le fond, qui pose déjà les bases d'un titre unique et qui ne ressemblera à aucun autre. Nous faisons donc connaissance avec notre premier Jojo, Jonathan Joestar, fils d'aristocrate londonien vivant dans le dernier quart du 19ème siècle. Cette première partie peut se décomposer elle-même en 3 phases : l'enfance de nos héros, avec la rivalité naissant rapidement entre Jonathan et son "frère" Dio, leur adolescence avec la mise en exécution du plan de Dio puis le retour de ce dernier amenant au combat final. Au coeur du récit, un étrange masque de pierre, récupéré par lord Joestar et dont les pouvoirs secrets vont bouleverser la vie de cette famille aristocratique sans histoire. Nous n'allons pas revenir sur l'aspect graphique, dont le style old-school pourrait en rebuter certains (même s'il est très loin d'être mauvais), nous n'allons pas non plus parler de la qualité d'édition de J'ai Lu (dont les défauts sont nombreux mais, magré leur âge avancé, les volumes demeurent toujours en très bon état), mais nous allons nous pencher un petit peu sur les principaux choix d'Hirohiko Araki et les évènements marquants de cette première partie. 

 

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Commençons par notre Jojo 1er du nom. Juste, droit, véritable gentleman, Jonathan Joestar est l'archétype de l'aristocrate britannique. Lors de l'arrivée de son nouveau frère, Dio, Jonathan va tout faire pour se faire bien voir et se lier d'amitié avec celui qui est destiné à rejoindre sa famille. Un comportement qui lui vaudra une inimitié de plus en plus prononcée de la part de son futur rival. De son côté, Dio est d'un caractère volontaire, combatif, et sa volonté de se sortir de sa situation familiale peu enviable va en faire un adversaire redoutable pour notre héros, un adversaire qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. Peut-être l'un des méchants les plus charismatiques du shonen. Au niveau des autres personnages, notons 4 principaux alliés pour Dio qui, outre son larbin de service chinois, va récupérer dans son équipe un certain Jack l'éventreur et des anciens guerriers légendaires britanniques, Tarkus et Bruford (merci Tori pour le rappel des noms ^^) Pour notre héros, le principal soutien sera celui de Zeppeli, Speedwagon étant un soutien plus moral que physique... Et il y a bien entendu Erina... Si vous avez lu un résumé de cette première partie, vous savez déjà que Phantom Blood (et la suite de la série évidemment) contient une dose de fantastique, dose qui arrive via un mystérieux masque de pierre qui transforme celui qui le porte en un vampire. Grâce à monsieur Zeppeli, qui a cherché pendant de longues années à retrouver ce masque et mis au point une technique, la technique de l'onde, pour contrer son pouvoir, Jonathan va réussir à se dresser sur le chemin de Dio, dont l'objectif sera de conquérir le monde. Et vaincre Dio ne sera pas simple, le prix à payer étant très élevé... 

 

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En moins de 5 volumes, Phantom Blood tente de mettre en place un univers, lance les premières pierres d'une histoire familiale qui va s'étendre sur plusieurs dizaines d'années, sur plusieurs générations et pose aussi les bases d'un monde où les affrontements seront différents et où la réflexion aura une place prépondérante. Assez accessoire pour le moment, malgré des attaques pensées selon les points forts et faibles de chacun des protagonistes, cet aspect sera de plus en plus poussé à l'avenir. Et c'est à ce moment-là que Jojo commencera à réellement sortir du lot. En tout cas, avec ce début de série, Jojo's Bizarre Adventure offre de jolies perspectives et, à ce stade de la lecture, difficile de savoir ce que la suite nous réserve. Dio est-il mort ? Quel sort attend Erina, le bébé qu'elle vient de sauver et celui qui l'attend ? Bref, suffisamment de questions intéressantes pour se lancer dans la seconde partie, Battle Tendency, qui nous mènera jusqu'au tome 12 et Stardust Crusaders, 3ème partie actuellement publiée par Tonkam.

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Published by ivan isaak - dans Manga et assimilés
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 08:30

Allez, on change encore un peu la forme de base des articles. Avant, c'était un volume un article. Mais bon, multiplier les articles ainsi n'est pas très intéressant (hormis peut-être pour une course au blog rank...). Ensuite, on a eu un article pour 2 volumes d'une même série (avec Ippo), puis un article pour deux volumes de deux séries différentes chez un même éditeur (Bonne nuit Punpun/I am a hero, Les secrets de Léa/Un drôle de père, Ippo/Vinland Saga). Cette fois, non seulement le titre ne dit même pas de quelles séries je vais parler mais en plus, celles-ci seront au nombre de 3 !! Par contre, pour l'éditeur, pas de surprises : il s'agit encore et toujours d'Akata, dont les choix éditoriaux font régulièrement mouche. Comme le titre peut le faire penser également, les 3 séries dont je vais parler touchent aux 3 grands "genres" (entre guillemets parce que l'emploi de ce terme en fait bondir certains...) qui composent le monde du manga : un shojo, un seinen et un shonen. Preuve une fois de plus du large éventail couvert par le catalogue de l'éditeur. Pourquoi cet ordre en particulier ? Tout simplement parce qu'il s'agit de l'ordre dans lequel j'ai lu les titres... (oui, pas besoin de chercher bien loin)

 

 

Commençons donc par le shojo, issu du célèbre magazine Hana to yume (connu notamment pour Fruits Basket) de l'éditeur japonais Hakusensha : Love so life. Dans la lignée de titres tels Un drôle de père ou Les secrets de Léa, la série de Kaede Kouchi nous propose de suivre la jeune Shiharu, 16 ans, dont le rêve est de devenir puéricultrice. Orpheline, elle travaille dans la crèche de l'établissement qui l'héberge (oui, si je dis orphelinat, ça fait un peu redondant...) et se voit confier un nouveau job : celui de baby-sitter de jumeaux de 2 ans (Aoi, le garçon et Akane, la fille) dont l'oncle, présentateur télé, n'arrive pas à s'occuper seul. L'occasion pour la jeune fille d'acquérir de l'expérience tout en goutant un peu à la vie de famille, qui n'est qu'un lointain souvenir pour elle.

 

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Avec déjà 3 volumes sortis (le volume 4 sort le 13 mars), il est facile de faire un premier bilan de Love so life, série toujours en cours au Japon avec 11 volumes parus. L'atout principal réside bien entendu dans le côté très "kawaii" d'Aoi et Akane, véritables bouts de chou qui devraient en faire craquer plus d'un. Leurs facéties, leurs remarques, leurs coups de gueule et leurs coups de coeur rythment le récit qui ne laisse pas de côté la romance, avec une relation compliquée qui semble se nouer entre notre héroïne, Shiharu, et son "employeur", Matsunaga. Un fil rouge pour la suite donc. L'auteure nous dévoile également progressivement le passé de Shiharu, ses souvenirs de sa mère, ses désirs de vie de famille, ses manques consécutifs à une vie passée à l'orphelinat... Bref, le contenu est là, les personnages sont convaincants (les petits, Shiharu, Matsunaga, Takeru et Mana, Rio, Oikawa...) et le graphisme est au diapason : typiquement shojo et sans réelle originalité, il a le mérite d'être propre et efficace, sans défaut majeur. Il s'agit donc, encore une fois, d'une très jolie surprise et le côté "éducatif" du titre le rapproche d'autres titres du catalogue Akata Delcourt, comme dit plus haut. En effet, Shiharu donne quelques petites astuces pour s'en sortir avec les tous petits, comment résoudre des conflits, comment les convaincre de faire certaines choses et de ne pas en faire d'autres, comment leur expliquer des choses simples... Et oui, avec Love so life, on apprend des choses ! Un côté éducatif toujours intéressant et offrant une vraie plus-value. On notera un léger souci d'adaptation dans le premier volume, où les expressions japonaises "okaeri" et "taidama" n'ont pas été conservées et ont vu une tentative de traduction par forcément convaincante, notamment si le lecteur n'est pas du tout au fait de ces coutumes nippones. Un détail, mais qui peut déboucher sur une incompréhension.

 

 

Passons à totalement autre chose avec le dernier seinen sorti chez l'éditeur, Zéro pour l'éternité, du duo Naoki Hyakuta (scénario) et Souichi Sumoto (dessins). Terminée en 5 volumes, cette série offre un regard assez unique sur des personnages emblématiques du pays du soleil levant : les kamikazes. Pour aborder ce thème compliqué, cette période complexe, Zéro pour l'éternité utilise le regard de jeunes d'aujourd'hui à la recherche d'informations sur leur grand-père mort pendant la guerre et qu'ils n'ont donc jamais connu. 

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/zero-pour-l-eternite-manga-volume-1-simple-63190.jpg

 

On alterne donc les passages dans le présent et les flashbacks. Après ce seul premier volume (le second sortira aussi le 13 mars), on imagine à quoi la suite va pouvoir ressembler : afin d'obtenir des informations sur leur grand-père, Keiko et Kentaro devraient enchainer les rencontres avec d'anciens combattants, ayant connu leur aïeul, qui pourraient faire la lumière sur son caractère et notamment répondre à la question qui pointe le bout de son nez après le témoignage de M.Ishioka... En effet, Kyuzo Miyabe était-il un héros ? Un lâche ? Un terroriste ? Une réflexion très intelligente sur la seconde guerre mondiale vue du Japon, dont les conséquences ont été profondes et ont marqué plusieurs générations. Abordé le thème complexe des kamikazes avec la signification et l'utilisation actuelles du terme était osé. Mais Zéro pour l'éternité s'en sort pour le moment avec brio et donne fortement envie de voir ce que la suite nous réserve. Allez, encore une bonne pioche pour Akata (qui nous gratifie de quelques pages "bonus" contenant des compléments d'informations pertinents). Et ce n'est pas fini...

 

 

Pas fini car après un shojo et un seinen, Akata Delcourt a également réussi à sortir de son chapeau un très bon shonen, chose de plus en plus rare ces derniers temps, les titres de qualité dans le genre phare du manga n'étant plus légion, loin de là. Et alors que l'on assiste à une uniformisation et un manque d'originalité criant, avec des séries sans personnalité et ne dégageant pas d'atmosphère propre. Jinbe Evolution partait donc de loin et devait posséder ce fameux petit plus qui réussirait à me convaincre de poursuivre sa lecture... Et le talent d'Hiroshi Fukuda a fait le reste. 

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/jinbe-evolution-manga-volume-1-simple-60856.jpghttp://img.manga-sanctuary.com/big/jinbe-evolution-manga-volume-2-francaise-62312.jpghttp://www.manga-news.com/public/images/vols/jinbe-evolution-3-declourt.jpg

 

Alors que le troisième volume sortira le 13 février prochain, Jinbe Evolution réussit déjà son premier défi : passionner son lecteur et lui donner envie de découvrir la suite des aventures des samouraïs du Mushibugyô. L'histoire ne sort pas vraiment de l'ordinaire : Jinbe est un samouraï rêvant d'être fort et que le destin va conduire à Edo, rejoindre les membres du Mushibugyô, afin de combattre les insectes géants qui pullulent dans l'archipel depuis un siècle. Un père très fort, un caractère droit, un esprit nekketsu au max : Jinbe a tout du héros de shonen charismatique et attachant. Bien sûr, pour que le titre puisse continuer à intéresser sur la durée, il faut une trame de fond, du mystère, des personnages secondaires convaincants... Bref, il faut du fond. De ce côté-là, on est plutôt servi. Les fameux insectes que doivent éradiquer Jinbe et ses nouveaux camarades ont une origine totalement inconnue et leur physique parfois plus proche du robot que de l'animal intrigue. Le destin de Jinbe semble en tout cas lié à ces insectes... Et entre le père de Jinbe, impressionnant de puissance, Kotori Matsunohara, le chef du Mushibugyô, et les nouveaux collègues de notre héros, la série possède suffisamment d'atouts côté personnages pour que chacun y trouve son compte. Même les plus pervers d'entre nous puisque la jolie Haru, avec sa poitrine opulente apporte la dose de fan-service, pas forcément nécessaire mais habituelle désormais, et surtout, efficace et loin du côté vulgaire que l'on rencontre un peu trop souvent. Pour le fond, c'est donc plutôt bon. Mais un titre de qualité ne peut exister sans une forme convaincante. La principale caractéristique physique des personnages de Jinbe concerne ces coupes de cheveux improbables, avec une longueur à faire pâlir de jalousie Raiponce. L'ensemble est pourtant totalement cohérent, les personnages se complètent bien, sont parfaitement reconnaissables et possèdent ce petit plus qui intrigue et donne envie d'en savoir plus. Et lorsque l'on fait un shonen d'action, il faut aussi maitriser les scènes dynamiques et si Hiroshi Fukuda montre de réelles capacités dans ces moments, il faut aussi reconnaitre qu'il faut parfois plusieurs secondes avant de comprendre ce que l'auteur souhaite nous montrer... Pas problématique mais un poil de clarté supplémentaire ne serait pas de trop, pour que l'on puisse profiter au mieux du trait vif et puissant du mangaka. Avec 7 volumes au Japon, Jinbe Evolution connait un petit succès qui va même lui permettre de se voir adapté en animé prochainement. Et même s'il est un peu tôt pour en être certains, Jinbe Evolution pourrait bien être LE nouveau shonen phare en France, celui que l'on conseillerait pour faire découvrir un titre de qualité et qui se démarque d'une production standardisée. Et évidemment, ce titre est chez Akata...

 

 

Avec ces 3 séries, chacun devrait y trouver son compte. Les filles à la recherche d'un titre mignon seront charmées par Love so life, les lecteurs plus matures apprécieront de lire la retrospective historique de Zéro pour l'éternité et les amateurs de shonen qui dépotent sans tomber dans la banalité adoreront Jinbe Evolution. Et tout ça, c'est chez un seul et même éditeur : Akata Delcourt. C'est tout sauf un hasard... Enjoy !

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:36

Les articles doubles, c'est sympa finalement. Après avoir fait plutôt dans la douceur dans le précédent sur  Les secrets de Léa et Un drôle de père chez Akata, on injecte un peu de testostérone dans le blog avec deux séries plus physiques, plus masculines - deux séries de bonhommes quoi - avec le retour tant attendu de Vinland Saga et la suite d'Ippo, dont je vous parlais il y a peu de temps.

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/ippo-manga-volume-7-saison-3-la-defense-supreme-63087.jpg

 

On commence donc par notre champion du Japon remettant sa ceinture en jeu. Une fois encore, ma lecture de ce tome 7 de la saison 3 se fait alors que le volume 8 est déjà sorti... Le rythme mensuel est dur à suivre ! (mais c'est une bonne chose, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit). Dans ce 53ème volume de la série, la préparation au combat de défense de notre héros bat son plein, entre sparring avec Wolf et idée de parade contre les contres foudroyants de son futur adversaire. Un entrainement âpre, aux objectifs risqués pour la santé d'Ippo mais apparemment indispensable pour espérer la victoire... George Morikawa a décidé de faire du challenger un parfait salop, un être totalement détestable et dont le passé dur n'excuse en rien son comportement actuel. Le contraste entre la droiture d'Ippo et le caractère anti-sportif de Sawamura saute aux yeux et la seule envie qui submerge le lecteur faisant fébrilement tourner les pages est de voir le champion poids plume du Japon fracasser la tête de son adversaire... Côté édition, Kurokawa fait toujours un sans-faute, avec en plus un sympathique bonus pour ce 53ème tome : des pages couleurs ! Il s'agit des premières de la série, lançant parfaitement le combat qui nous fera vibrer pour quelques dizaines (centaines) de pages. Bref, un sans faute pour Ippo, encore et toujours LE shonen sportif du moment !

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/vinland-saga-manga-volume-11-simple-63094.jpg

 

On quitte les rings de boxe pour d'autres horizons et une autre époque mais où la sueur et le sang sont aussi à l'honneur : les terres nordiques de Vinland Saga. Avec ce genre de titres ayant un rythme de parution assez long au Japon, l'attente est souvent du type longue-durée et cette fois, c'est 14 mois qui ont séparé ce tome 11 de son prédécesseur. Depuis le 8ème volume et son coup de théâtre (l'un de ces évènements qui marquent pour de longues années de lecture), l'atmosphère de Vinland Saga a changé et son auteur, Makoto Yukimura (à qui l'on doit notamment Planètes, chez Panini), pose progressivement les pièces de son puzzle, construisant au fur et à mesure les évènements à venir. Si l'on pouvait encore douter de cette cohérence et de ce retour sur le devant de la scène de la violence et des combats de toute la première partie (nommée par l'auteur "prologue"), ce volume 11 efface ces doutes et nous donne l'impression d'assister à une partie d'échecs grandeur nature, où chaque pièce est déplacée dans un but précis. Entre le roi Knut, hanté par son défunt père et dont le caractère est à mille lieues de ce qu'il était lorsque nous l'avons rencontré, le vieux Leif, toujours à la recherche de Thorfinn, le fermier Ketil et sa famille, l'esclave mystère dont le rôle à venir est encore flou et bien entendu Thorfinn, dont le destin semble être en marche : Yukimura passe la vitesse supérieure et le tome 12, sorti au Japon en novembre, devrait nous le confirmer. Pour les japonais, le temps d'attente entre le tome 11 et 12 a été de 10 mois. Espérons que cela soit moins pour nous...

 

 

Avec un catalogue assez hétéroclite et restreint (69 nouveautés en 2012), Kurokawa n'inonde pas le marché de titres sans saveurs et réussit surtout à nous sortir quelques perles, comme Les vacances de Jésus et Bouddha ou Yotsuba. Tout comme ces deux séries, Vinland Saga et Ippo se placent au sommet de leur genre respectif, le seinen sombre et adulte pour le premier et le shonen sportif pour le second. Un point commun qui contraste avec leur principale différence : le rythme de publication. Avec au mieux 2 tomes l'an, Vinland Saga fait partie de ces séries qui se font attendre, mais dont on dévore chaque nouveau volume de manière avide. Pour Ippo, le rythme mensuel nous promet 12 volumes par an, et donc une dose régulière d'uppercut et autres Dempsey Roll. Et pourtant, pour l'un comme pour l'autre, le plaisir de lecture est toujours au rendez-vous. Deux indispensables du moment, qu'il serait bête de snober.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:00

On continue avec les articles "doubles", cette fois avec 2 séries disponibles chez Akata Delcourt : Les secrets de Léa et Un drôle de père.

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/les-secrets-de-lea-manga-volume-2-simple-62311.jpg

 

Pour la première, il s'agit du second volume, sorti le 5 décembre dernier. Outre son thème original (la découverte de la vie et notamment l'éducation sexuelle et sentimentale d'enfants d'une dizaine d'années), la forme que prend le récit de Yuu Yabuuchi l'est également. En effet, à chaque nouveau volume correspond une nouvelle Léa, aidée dans son développement et ses découvertes par un être (en tout cas pour le moment) "surnaturel". Dans ce second volume (dévoiler l'identité de "l'aide" du premier tome serait malvenu), Léa va devoir cohabiter avec un extra-terrestre venu sur Terre étudier les humains, et notamment leur développement physique et leurs sentiments amoureux. Le tout en se faisant passer pour le frère jumeau de Léa, mort à la naissance, en modifiant les souvenirs de son entourage. Seuls Léa et son voisin et ami d'enfance Reima sont au courant de la véritable identité de "En". Pedant une année scolaire, En va donc partager la vie de sa "soeur", avec les évènements naturels qui accompagnent le développement d'une jeune fille (apparition de la pilosité, premières règles, premiers émois...) Le titre continue donc de surprendre par son ton, son audace, et finalement aussi sa justesse, sans voyeurisme ni excès. Les jeunes filles découvrant les évolutions de leur corps et les différences filles/garçons pourraient trouver dans cette série une aide benvenue, tout comme les parents pourraient y trouver les mots appropriés pour aborder ces sujets avec leurs enfants. Bref, une oeuvre pédagogique, utile, mais également touchante via les récits des premiers amours de ces bambins. Sans oublier quelques rappels de bon sens, comme le fait de ne pas faire confiance aux inconnus... Un titre totalement à sa place dans le catalogue d'Akata.

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/un-drole-de-pere-manga-volume-10-simple-60605.jpg

 

Pour Un drôle de père, il s'agit de l'ultime volume (enfin, le second ultime volume...) de la série, avec la sortie du tome 10 le 10 octobre (oui, j'ai un peu de retard). Via les différentes critiques que j'ai effectuées sur Manga Sanctuary concernant cette série, vous verrez qu'elle a longtemps été un gros coup de coeur, notamment pendant toute la partie "enfance" de Rin, notre héroïne, moins par la suite, dans la partie "adolescence" de Rin, et plutôt une déception dans sa conclusion, trop "osée", trop taboue, trop incestueuse dans l'idée. Bref, une fin pas en accord avec le ressenti tout le long du titre et rendant les volumes précédents parfois assez malsains... Ce volume 10 nous propose quant à lui des chapitres bonus, qui s'insèrent dans la série et permettent donc, notamment, un retour sur l'enfance de Rin, pour mon plus grand plaisir. Le côté mignon et innocent de la petite fille, celui maladroit, gauche et un peu perdu de Daikichi, font naitre un sentiment quelque peu nostalgique. La petite Rin a en effet bien grandi et on en serait presque à le regretter. Pour les fans de la série (même ceux ayant moins aimé les derniers tomes), ce volume 10 est un complément sympathique mais pas forcément indispensable. Son principal intérêt réside dans l'interview de Yumi Unita en fin de tome, qui revient sur la version animée ainsi que la fin de son oeuvre. Intéressant, même si cela ne changera pas notre sentiment sur le choix effectué.

 

 

Avec Les secrets de Léa et Un drôle de père, Akata nous propose deux séries apparemment totalement différentes mais qui, au final, parlent d'un sujet assez proche : l'éducation de nos enfants. La première série est plus axée éduction sexuelle et sentimentale des enfants, la seconde éducation au sens large, de l'enfance à l'adolescence. Et, toutes deux, sont à l'image de ce que nous propose l'éditeur, avec des mangas qui peuvent se révéler utiles et qui réussissent à se démarquer des centaines d'autres séries disponibles tous les ans. Deux bonnes pioches, une toute nouvelle et une plus ancienne, à découvrir.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 19:00

Si vous me suivez sur Twitter (petit rappel : pour me suivre, c'est à droite  ), vous avez pu voir dans mesderniers achats qu'un invité surprise s'était incrusté dans ma liste établie. Ce titre, je l'avais repéré il y a quelques jours, il m'avait intrigué, j'en avais entendu du bien et lorsque ma copine a vu la couverture, elle l'a pris sans même me le demander... Car oui, avec sa couverture, Bye bye my brother attire forcément l'oeil, notamment celui des amoureux des chats, puisque les personnages de ce titre sont tous des félins humanisés. 

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/bye-bye-my-brother-manga-volume-1-simple-65358.jpg

 

Dans sa postface, l'auteur, Yoshihiro Yanagawa (presque 50 ans, dont 25 dans le métier) nous apprend comment la genèse du titre a été laborieuse. Son oeuvre la plus personnelle a en effet été très souvent retoquée par les éditeurs, ne la trouvant pas dans leur ligne éditoriale. Finalement, le Manga Sunday (Debout l'humanité, Hitler) accepte de publier les épisodes mais l'histoire est trop courte pour en faire un volume relié... S'ensuit une nouvelle recherche d'éditeur, ponctuée de plusieurs problèmes de santé pour Yanagawa. Bref, un one-shot a l'histoire mouvementée mais qu'il aurait bien été dommage de ne pas découvrir, et on remercie donc Casterman pour la sortie de ce titre dans sa collection Sakka, même si le manque de publicité et de communication sur sa prochaine présence sur nos étalages risque de lui porter préjudice...

 

 

Le résumé de l'éditeur pour commencer : Nidô, ancien boxeur prodige réduit à la misère, a vu ses rêves de gloire détruits par un accident qui lui a coûté sa jambe. En outre, la mort de son jeune frère survenue il y a déjà bien longtemps le hante encore, tout comme la culpabilité ne cesse de le ronger. Solitaire, sans espoir, retrouvera-t-il l’envie de rêver à nouveau ? 

Sa rencontre avec le jeune boxer Jirô sera pour lui la chance de revivre sa passion pour la boxe. Il entraînera le futur champion et en prendra soin comme il n’a pu le faire avec son petit frère. Mais le Dieu de la mort les guette et les mettra à l’épreuve à mesure que le match décisif de Jirô approchera. Les deux compagnons se retrouveront irrémédiablement liés par le destin et devront se confronter aux fantômes de leur passé.

 

 

Voilà donc notre personnage principal, Nidô, ancien talent de la boxe privé de gloire par une blessure contractée lors d'une banale rixe. Fortement marqué par la mort de son petit frère plus jeune, Nidô prendra sous son aile Jirô, dont nous devinons rapidement le lien avec notre héros. Le titre de Yoshihiro Yanagawa nous narre donc une histoire poignante, entre notre héros au passé sombre, sa passion pour la boxe, son nouveau protégé, et la présence constante de la mort qui rode... sous les traits d'un drôle de matou ressemblant grandement au chat du Cheshire d'Alice au pays des merveilles. On en vient d'ailleurs au principal reproche que l'on puisse faire à ce titre. L'auteur avoue une volonté de créer des personnages anthropomorphes mais ne cesse (en tout cas, l'adaptation nous le laisse penser) de remettre sur le devant de la scène le fait qu'il s'agisse ici de chats. Certes, cela peut ne pas déplaire, mais cela peut également s'avérer un peu gênant, atténuant le côté poignant du récit. On trouvera aussi assez étrange de voir notre héros utiliser régulièrement les termes "pas glop", propres à Pifou le chien...

 

 

Mais tout ceci ne doit pas nous faire passer à côté de l'essentiel : outre une histoire triste dans le fond mais plutôt optimiste dans sa conclusion, Bye bye my brother offre un travail graphique de très grande qualité, avec un esthétisme réel et fort. On voit bien qu'il ne s'agit pas ici de l'oeuvre d'un débutant et Yanagawa semble parfaitement maitriser son art. A noter également pour pallier à la faible pagination de l'histoire principale, un chapitre bonus nous est offret en fin de tome, d'une cinquantaine de pages, revenant sur les évènements ayants suivis la mort de Shirô, le petit frère du héros. Si, une fois encore, les évènements sont prévisibles, on lit ce chapitre avec douceur et attention, comme le reste du livre. 

 

 

Côté édition, pas de pages couleurs à se mettre sous la dent, mais la postface fournie de l'auteur rattrape amplement ce détail, tout comme la petite bibliographie dans le rabat du dos, nous apprenant notamment que l'auteur a été assistant du Tsukasa Hojo (City Hunter, Cat's Eye...) 

 

 

Pas particulièrement attendu, sorti un peu de nulle part, Bye bye my brother est une jolie surprise de ce début d'année, nous donnant fortement envie de voir d'autres oeuvres de son auteur, Yoshihiro Yanagawa, paraitre sous nos contrées. Son coup de crayon, remarquable, pouvant sans doute servir des récits plus longs et dans des genres très variés. Bref, jetez-y un oeil !  

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:49

Pour la première fois, cet article ne concernera pas une seule série mais deux. Et il s'agit de tout sauf d'un hasard. En effet, Bonne nuit Punpun, d'Inio Asano, et I am a hero, de Kengo Hanazawa, sont deux titres que l'on peut qualifier d'OVNI. Atmosphère singulière, partis pris graphiques, personnages loin des stéréotypes : les points communs ne manquent pas (notamment l'éditeur, Kana, dans sa collection Big Kana) et, en général, ces caractéristiques ont tendance à éloigner le lectorat habitué à un certain conformisme. Alors, forcément, lorsque l'on cherche des lectures différentes, comme c'est mon cas, c'est exactement le genre de titre qui attire l'attention. Et ça tombe bien, chacune des ses séries a vu son 5ème volume sortir dernièrement (16 novembre pour Punpun, 5 octobre pour I am a hero, dont le tome 6 est sorti en décembre).

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/bonne-nuit-punpun-manga-volume-5-simple-63058.jpg

 

Pour Inio Asano, habitué des séries courtes (Solanin, Un monde formidable, Le quartier de la lumière, Le champ de l'arc-en-ciel, La fin du monde avant le lever du jour), Bonne nuit Punpun est un nouveau défi puisqu'il s'agit de sa première série longue (qui se finira en 14 tomes). L'oeuvre d'une vie, l'histoire d'une vie, celle de Punpun Punyama, jeune garçon dont nous allons suivre les aventures pas vraiment roses sur le chemin de l'adolescence, et sans doute plus loin dans le futur. Dans ce titre, Inio Asano continue de nous montrer un Japon loin de celui idéalisé dans la plupart des autres mangas, et sans aucun doute bien plus proche de la réalité. Le titre tire une partie de son originalité de son graphisme. En effet, Asano a décidé que Punpun et sa famille seraient représentés par des poussins au trait grossier. Ceci ajouté aux personnages adultes au comportement exubérant rendent le titre unique, dans le fond et la forme. Mais il ne faut clairement pas se sentir rebuté par ces choix (ni par les couvertures, colorées et simpliste, montrant justement ces personnages poussins), qui servent totalement le récit. L'absence de chara-design de Punpun et sa famille aboutit à deux effets contraires : une unicité de nos héros, différents des autres et donc à part dans l'histoire, mais qui implique également une impossible identification et donc une universalité des personnages principaux de la série. Chacun peut alors s'imaginer sa propre famille Punyama...

 

http://www.journaldujapon.com/im/1295/2_large.jpg  

 

Passons au contenu de ce volume 5. Alors que notre héros Punpun quitte le collège pour le lycée, la vie de sa famille est toujours mouvementée. Pendant que sa mère vit une aventure sans grand avenir, son oncle est toujours aux abonnés absents et la petite amie de celui-ci habite désormais dans l'appartement du collégien. Une situation qui va mener à des évènements assez inattendus, même si l'on sentait, progressivement, que cela pouvait arriver... Punpun continue donc de grandir, voyant le comportement des adultes toujours aussi inexplicable et incohérent. Une société qui, finalement, marche un peu sur la tête...

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/i-am-a-hero-manga-volume-5-simple-61015.png

 

Kengo Hanazawa est lui nettement moins connu en France et pour cause, I am a hero est sa première oeuvre à paraitre chez nous. L'histoire ? Une invasion de zombies. Certes, dit comme cela, rien de bien original. Sauf que l'auteur ne fait rien comme les autres et cela se ressent immédiatement, dès la lecture du premier volume, qui aura du mal à convaincre totalement dans son fond mais surprendra agréablement dans sa forme. Les points communs avec Punpun ? En premier lieu, des personnages assez décalés (en tout cas si on les compare aux personnages habituels des mangas), avec un héros à la situation professionnelle peu enviable et souffrant d'hallucinations (les apparitions de I am a hero rappellent un peu celles de "dieu" dans Punpun). Cela donne un premier volume à l'atmosphère très étrange, et l'arrivée des "zombies" ajoute à la confusion. Un autre point commun entre les deux titres réside dans les partis pris graphiques, loin des standards de l'époque. Que ce soit dans la représentation des zombies, assez unique, ou, surtout, dans le découpage de certaines actions, Kengo Hanazawa fait preuve d'inventivité et de créativité. Alternant les points de vue, jouant beaucoup sur les plans fixes avec, page après page, une évolution des évènements se situant dans ce cadre, Hanazawa donne à son récit un dynamisme unique, offrant au lecteur des sensations nouvelles. De belles trouvailles, comme cette scène avec un avion dans le volume 2, se déroulant sur 3 doubles-pages. Bref, avec son personnage déconnecté de la réalité, son graphisme unique et une invasion de zombies en court, le titre ne ressemble à aucun autre et c'est sans doute pour cela que sa lecture est aussi jouissive, pour peu qu'on se laisse emporter.

 

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Dans le volume 5 de la série, la fuite en avant continue pour notre héros Hideo et la lycéenne qui l'accompagne, Hiromi. La rumeur prétend qu'aller à la cinquième station du mont Fuji permet de se prémunir du "virus". C'est donc une réelle transhumance qui a lieu, Hideo et Hiromi se laissant emporter n'ayant que des bribes d'informations. Le côté "gore" de l'histoire prend une nouvelle dimension ici, avec des bébés zombies plutôt féroces. Et comme Kengo Hanazawa nous offre également quelques petites informations sur un mystérieux "prophète" et laisse planer le doute sur un personnage, la tension s'accumule et l'envie de lire la suite se fait encore plus forte, ce 5ème volume étant sans doute le plus réussi depuis le début de la série. Le tome 6 étant sorti début décembre, il fait lui aussi partie des achats prioritaires à venir...

 

Vous l'aurez compris, si les deux récits ont au premier abord peu de points communs, les similitudes dans le fond et la forme sont finalement assez nombreuses et donnent à ces titres ce fameux cachet, celui qui fait que leur différence intrigue, interpelle et finalement charme. Dans un marché très stéréotypé, des séries comme Bonne nuit Punpun et I am a hero réussissent sans peine à se démarquer et leurs diverses qualités ont de quoi séduire le plus grand nombre. Et entrer dans leur monde, c'est l'assurance d'un dépaysement enrichissant pour tout amateur de manga. Deux titres à lire impérativement.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 12:00

Tout d'abord, bonne année à tous ! Et on commence l'année en trombe avec l'une des bombes du moment.

 

Petit à petit, je grinotte mon retard de lecture... Cette fois-ci, c'est Ippo qui a retenu mon attention, avec les volumes 5 et 6 de la "saison 3", autrement dit les tomes 51 et 52 de la série. Oui, déjà 52 volumes ! Pourtant, lire Ippo n'est toujours pas lassant et George Morikawa s'en sort toujours aussi bien.

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/ippo-manga-volume-5-saison-3-la-defense-supreme-61078.jpg

 

Lorsque débute ce 5ème tome, le combat pour le titre d'Aoki bat son plein. Bien décidé à récupérer une ceinture à sa portée, il donne tout ce qu'il a et met en place une stratégie qui semble s'avérer payante... Un combat comme on les aime, avec quelques passages humoristiques bien sentis et terriblement efficaces. Alors oui, on vibre moins que le combat pour la ceinture mondiale de Takamura et ceux de défense du titre national d'Ippo, mais cela reste d'un excellent niveau comme peu de shonen sportifs nous offrent. La transition habituelle entre deux combats est cette fois-ci consacrée aux retours sur le devant de la scène d'anciens adversaires d'Ippo, avec une jolie surprise en fin de volume...

 

http://img.manga-sanctuary.com/big/ippo-manga-volume-6-saison-3-la-defense-supreme-63086.jpg

 

Le volume 6 est donc totalement axée sur cette transition, transition opérée entre le combat d'Aoki et la défense d'Ippo. Avant les habituels présentation de l'adversaire et entrainement intensif, nous avons droit à un court passage concernant l'autre homme fort de la série et personnage ô combien charismatique : Takamura. En effet, notre étalon va défendre sa couronne mondiale et fait, comme d'habitude, preuve d'une confiance en lui inébranlable, tout en nous gratifiant d'une de ses célèbres bourdes. On alterne donc, toujours aussi efficacement, les moments plutôt sérieux et ceux humoristiques. La suite consiste donc en une présentation du futur challenger (rencontré en fin de tome 5). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que celui-ci est bien différent des précédents adversaires d'Ippo. Certes, il a lui aussi vécu des choses bouleversantes, un destin pas tout rose, mais son côté dégénéré mental le rend particulièrement flippant. Peut-être l'un des tous premiers "vrais méchants" de la série. Le combat à venir s'annonce terrible et la recherche d'une nouvelle arme pour Ippo très intéressante... Bref, une fois de plus, la suite devrait être palpitante !

 

Mais malgré le plaisir énorme pris à la lecture de chacun des nouveaux tomes d'Ippo, il ne faut pas se voiler la face et reconnaitre une certaine linéarité dans ce que nous propose Morikawa. Comme déjà dit, nous avons le droit à un combat, une petite transition, l'annonce d'un prochain, la présentation de l'adversaire, l'entrainement spécifique pour le vaincre, le combat, puis rebelote, encore et toujours. Comme déjà dit également, la série réussit pourtant à conserver un réel intérêt, notamment grâce à la multitudes de personnages secondaires suffisamment intéressants pour que le lecteur réussisse à accepter de passer plusieurs volumes sans voir son héros sur le ring. Camarades de clubs ou adversaires, tous ont pour point commun d'avoir un background développé par l'auteur, les rendant concrets et provoquant un sentiment de sympathie. Leur évolution, leur futur, leur passé, tout parvient à nous intéresser et nous rappelle également que si Ippo les a battu, certains pourraient encore se dresser sur sa route à l'avenir... Et c'est là que l'on repense à Miyata, désigné grand rival, et dont le combat avec Ippo se fait attendre fébrilement. 

 

A l'instar d'autres séries au long cours, Ippo continue à passionner sans grosse baisse de régime. Malgré un scénario plutôt linéaire et redondant dans la forme, quelques nouveautés permettent de voir encore loin (l'objectif de Takamura, le futur objectif d'Ippo...) et c'est tant mieux : en octobre dernier, le tome 101 de la série est sorti au Japon. Nous venos donc à peine de dépasser la moitié du récit de Morikawa... Qui dit retard de lecture dit aussi retard d'achat : le volume 7 de cette saison 3 est déjà sorti, et il fera partie, avec Higanjima 21, des priorités d'achats. Ippo, c'est LE shonen sportif actuel, celui de référence. A posséder absolument (d'autant que le succès de la saison en cours influe sur la possibilité de publication des prochaines saisons...)

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