Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 23:08

http://img.manga-sanctuary.com/big/dorohedoro-manga-volume-12-francaise-63473.jpgAuteure : Q-Hayashida

 

 

Nombre de tomes parus au Japon : 17 (en cours)

 

 

Date de sortie du volume en France : 07/11/2012

 

 

Synopsis : Caïman a été changé en lézard par un mage d’une autre dimension, c’est tout ce dont il se souvient. Décidé à retrouver sa trace, il s’engage avec son amie Nikaïdo dans une grande quête au beau milieu d’un Japon dévasté. Un manga post apocalyptique à l’humour très noir et au graphisme aussi original que dérangeant !

 

 

 

Critique : Dorohedoro poursuit son petit bonhomme de chemin, tout doucement, avec un volume 12 arrivant 7 mois après le précédent. Les chapitres de ce tome sont parus au Japon au printemps et à l'été 2008, ce qui nous donne un peu plus de 4 ans de retard. Un tel rythme est forcément préjudiciable pour n'importe quel titre et Dorohedoro ne fait pas exception. La relecture des précédents volumes ne sera pas un luxe histoire de se remettre dans le bain.

 

 

Et justement, le tome 11 paru en avril dernier se terminait sur un évènement capital, dont nous découvrons les conséquences nombreuses. Le monde de Dorohedoro a changé et cette évolution donne un réel coup de boost à la série. Les éléments sur le passé de Nikaido permettent aussi de remettre un peu la demoiselle sur le devant de la scène avant que l'emballage final, violent et gore, ne vienne conclure ce tome mouvementé et passionnant.

 


Avec tout ça, des conséquences du précédent volume aux évènements de la fin de celui-ci, Dorohedoro 12 avait toutes les qualités pour être le meilleur tome de la série jusqu'à présent. Mais plusieurs éléments viennent ternir le tableau. Le premier concerne le nombre de pages consacrées à l'intrigue principale. A peine 150, c'est bien trop peu pour un titre à 12€ attendu depuis 7 mois. D'autant que les "maléfices bonus" n'ont rien de bien captivant, mettant juste en lumière le côté complètement taré de l'auteure et du monde qu'elle a créé. Seul point positif de ces pages : 6 d'entre elles sont en couleurs. L'autre point noir se situe dans un habituel point fort du titre, son graphisme. S'il est d'excellente qualité la plupart du temps, quelques passages en fin de tome, lors de la "boucherie", sont beaucoup trop confus et bordéliques. On se croirait dans un mauvais tome de Nihei, avec des amas de chair difformes et peu esthétiques. Dommage que ces cases se retrouvent au milieu d'autres réellement superbes. Il en résulte que certains passages ne sont pas directement compréhensibles et seul l'état de la situation finale permet d'avoir la certitude sur ce qui est arrivé.

 


Ces quelques points noirs ne doivent pas faire oublier l'essentiel : depuis 2 tomes, les évènements de Dorohedoro se sont accélérés et leur importance est cruciale. Sans doute irréversibles, ils emmènent le titre vers une direction imprévue et donne encore plus d'épaisseur à l'univers de Q-Hayashida. Il ne nous reste plus qu'à attendre la suite, patiemment. 

 

 

8/10

Partager cet article

Repost 0
Published by ivan isaak - dans Manga et assimilés
commenter cet article

commentaires

a-yin 19/12/2012 14:17


Le graphisme ne m'a pas sauté aux yeux. En revanche, bien que le passé de Nikaido est enfin révélé, on sent le volume de transition et le manga est un peu trop court comme tu le soulignes déjà.
Ce qui a le plus péché pour moi, c'est bienl l'humour. Peut-être parce qu'on n'y voit pas Caiman, mais... il y a un petit grain de folie de moins! Après, j'aime toujours beaucoup cette série,
faut pas croire ;) .

ivan isaak 19/12/2012 19:46



Concernant le graphisme, je parle notamment de toute la dernière partie, avec la tuerie et l'utilisation un peu excessive de la fumée (je parle de mémoire là). Cela rendait la compréhension des
évènements malaisée. Sinon, en effet, on est dans la transition, les évènements de ce volume conjugués à ceux du précédent changeant le monde de Dorohedoro de manière irrémédiable. Et, du coup,
il devient très compliqué de voir ce qu'il va advenir de nos héros. Toute cette action condensée s'est effectivement faite au détriment de l'humour, même s'il reste présent, à dose homéopathiques
néanmoins. Les chapitres bonus ont tout de même tendance à retrouver cette atmosphère légèrement barrée.